Les chiffres du deuxième trimestre
| Indicateur HCP | T1 2026 | T2 2026 |
|---|---|---|
| Chômage strict national | 10,8 % | 9,5 % |
| Milieu urbain | 13,5 % | 11,9 % |
| Milieu rural | 6,1 % | 5,4 % |
| Femmes | 16,1 % | 14,8 % |
| Hommes | 9,4 % | 8,1 % |
| Jeunes de 15 à 24 ans | 29,2 % | 27,2 % |
Le HCP dénombre 1,121 million de chômeurs stricts, soit 132 000 de moins qu’au trimestre précédent. Le taux national recule de 1,3 point de pourcentage : ce n’est pas une baisse de 1,3 % du nombre de chômeurs.
Pourquoi les anciens taux ne sont pas directement comparables
L’Enquête sur la main-d’œuvre, EMO, remplace l’Enquête nationale sur l’emploi, ENE. Elle retient l’emploi exercé contre rémunération ou profit et distingue notamment les activités destinées à la consommation propre. Le chômage strict suppose une recherche d’emploi et une disponibilité selon les critères de l’enquête.
L’échantillon annuel passe de 90 000 à 135 000 ménages. Le HCP propose des séries rétropolées provisoires pour 2017–2025, avant une version finale associée aux résultats annuels 2026. Comparer 9,5 % à un ancien taux ENE non retraité attribuerait à l’économie un écart provenant aussi de la méthode.
Emplois : croissance trimestrielle et secteurs
L’emploi rémunéré atteint 10,643 millions de personnes, en hausse de 279 000 sur un trimestre : 187 000 en ville et 92 000 en milieu rural. Il s’agit d’une variation trimestrielle, pas d’un bilan annuel ni d’emplois tous permanents.
Les services regroupent 49,3 % de l’emploi rémunéré, l’agriculture 24,1 %, l’industrie 13,7 % et le BTP 12,7 %. Ces parts décrivent des effectifs existants ; elles ne mesurent pas à elles seules la qualité des postes, les salaires ou la formalisation.
Jeunes, femmes et sous-utilisation du travail
Le taux d’activité atteint 42,2 %, avec 66,5 % chez les hommes et 18,1 % chez les femmes. Une personne hors du marché du travail ne figure pas automatiquement parmi les chômeurs stricts. C’est pourquoi une baisse du chômage doit être lue avec l’activité et l’emploi.
L’indicateur composite de sous-utilisation est de 18,9 % ; il atteint 41,7 % chez les jeunes et 26,7 % chez les femmes. Les diplômés du niveau supérieur enregistrent 16,7 % de chômage strict, contre 16,0 % pour le niveau intermédiaire. Ces groupes ne se confondent pas avec la seule tranche d’âge des jeunes.
Régions : attention au nom de l’indicateur
Le tableau régional du HCP présente notamment un taux combinant chômage strict et main-d’œuvre potentielle. Il atteint 26,2 % à Laâyoune-Sakia El Hamra, 24,9 % à Guelmim-Oued Noun, 20,1 % dans l’Oriental, 12,0 % à Marrakech-Safi et 9,4 % à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, contre 14,7 % au niveau national. Ce ne sont pas les équivalents régionaux du taux strict national de 9,5 %.
Le décryptage des promesses d’un million d’emplois utilise ces données comme contexte statistique. Il distingue les engagements politiques des résultats mesurés par le HCP.
Questions fréquentes
Le chômage des jeunes est-il de 9,5 % ?
Non. Le taux strict des 15–24 ans atteint 27,2 % au T2 2026. Le taux de 9,5 % concerne l’ensemble de la population active visée.
Les 279 000 emplois correspondent-ils à une année ?
Non. C’est la hausse de l’emploi rémunéré entre le premier et le deuxième trimestre 2026.
Peut-on comparer directement ces chiffres à 2025 ?
Il faut utiliser les séries rétropolées comparables du HCP et signaler leur caractère provisoire, plutôt que les anciens taux ENE bruts.
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