Les propositions qui touchent directement le budget
| Parti et source | Proposition publiée | Point à vérifier pour le ménage |
|---|---|---|
| RNI, déclaration officielle du 4 septembre | Minimum salarial à 5 000 DH ; avantage fiscal de 5 000 DH par enfant dans le privé | Calendrier, brut/net, mécanisme fiscal et conditions |
| PAM, programme 2027–2031 | Trois tranches d’impôt sur le revenu : 0 %, 10 %, 20 % ; pension minimale à 3 000 DH dès la deuxième année | Assiette imposable, catégories et coût de transition |
| PPS, programme 2027–2031 | +15 % en deux étapes pour SMIG, SMAG et traitements de la fonction publique ; indexation sur l’inflation | Dates, base de calcul et texte d’application |
| USFP, vingt engagements | +20 % de salaire moyen ; +15 % de revenu net ; réduction de 20 % des dépenses de santé des ménages | Population visée et indicateur de suivi |
Les formulations ne mesurent pas toutes la même chose. Le salaire moyen peut augmenter sans que chaque salarié reçoive 20 %. Un minimum salarial fixe un plancher ; un crédit ou un avantage fiscal dépend des règles de l’impôt. Le dossier SMIG confronte la proposition de 5 000 DH au minimum légal actuel.
Aides, école et logement
Le PAM propose de porter progressivement l’aide sociale à 1 000 DH et la gratuité des factures d’électricité inférieures à 100 DH, selon son dispositif annoncé. Le PPS propose 1 000 DH mensuels aux ménages en pauvreté multidimensionnelle et une aide de rentrée de 1 000 DH par enfant des familles modestes. Ces montants visent des publics définis ; ils ne s’ajoutent pas automatiquement pour chaque lecteur.
Le RNI distingue le soutien fiscal à la scolarité privée du salaire minimum. Les deux chiffres de 5 000 DH renvoient à des mécanismes différents. Pour une famille, le gain dépendrait notamment de l’éligibilité et du caractère remboursable ou non du dispositif fiscal finalement adopté.
Sur le logement, le PAM affiche un objectif de soutien à 500 000 familles, réparti entre plusieurs mécanismes. L’USFP vise l’accès au logement pour 250 000 familles. Il faut examiner l’apport demandé, le crédit éventuel, la localisation et la disponibilité des logements avant de comparer les seuls volumes.
Emplois et entreprises : l’effet indirect
Une promesse d’emploi peut améliorer le revenu si elle produit des postes accessibles, suffisamment rémunérés et durables. Elle ne constitue pas une somme versée au ménage. Le PAM précise un million d’emplois nets sur cinq ans ; d’autres textes n’emploient pas la même définition. Notre comparaison des objectifs d’emploi détaille ces différences.
Pour les entreprises, exonérations, marchés publics et aides à l’investissement peuvent réduire des coûts ou faciliter l’activité. Il faut toutefois connaître les conditions, notamment le nombre de postes à créer, et distinguer avantage temporaire et financement permanent.
Comment comparer sans additionner des promesses incompatibles
Prenez une situation précise : salarié au minimum, retraité, indépendant ou parent. Identifiez les mesures applicables, leur date et les impôts ou dépenses qu’elles modifieraient. N’additionnez pas des programmes concurrents comme s’ils formaient un budget unique.
Cette synthèse repose sur les documents primaires accessibles du RNI, du PAM, du PPS et de l’USFP. L’Istiqlal et le PJD font l’objet d’un suivi documentaire séparé dans le comparatif complet. Une mesure non renseignée signifie qu’elle n’a pas été vérifiée dans le corpus retenu, pas que le parti n’a aucune proposition.
Questions fréquentes
Ces aides sont-elles disponibles dès septembre ?
Non. Une promesse de programme ne crée pas une procédure de demande ni un versement immédiat.
Quel programme donne le plus à chaque famille ?
Les publics, impôts et conditions diffèrent. Sans modalités complètes, un montant universel de gain serait trompeur.
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